Morges sous Rire proposait hier soir « Impro Lab », un spectacle qui mélange quatre humoristes confirmés à quatre improvisateurs professionnels pour des matchs opposants deux équipes. Sous un Chapiteau comble et devant un public bouillant, les écharpes vertes (Guillaume Sentou, Antonia de Rendinger, Bertrand Tappy et Sabine Carron) l’on emporté sur les cravates rouges (Vérino, Cyril Garnier, Miguel Sousa et Florence Wavre).

Une prestation hilarante qui aura permis à un chien pervers de poursuivre une femme; à une publicité pour l’IVG d’exister; à trois patients atteints respectivement de peur des avions, incapacité de s’exprimer sans hurler, intolérance aux intolérants au gluten de raconter à leur psy sur du rap leur maladie; à une patiente d’exprimer à son psy son incapacité à maitriser sa violence envers les fumeurs sur du tango; à un patient de raconter sa phobie du vent et de la pluie sur de la techno; à une supportrice de la France de déclarer sa flamme à son équipe sur de la danse contemporaine; à quatre chaines YouTube spécialisées dans les animaux spéciaux (licorne, loup-garou), dans les jeux vidéos rétro, dans le féminisme représenté par des hommes et dans les tutos de cuisine du monde d’exister; à des policiers de réaliser une bavure policière en mime; à une humoriste à l’humour noir d’expliquer la géométrie à des retraités plus proches des vers et pissenlits que du baptême; ou encore à un groupe dont le plus grand tube vante la polygamie d’exister.

Le maitre de cérémonie dont la carrière décolle actuellement, Blaise Bersinger, nous a accordé une entrevue avant le spectacle. Il nous parle de l’humour en Suisse romande, d’internet et de ses idoles. Et un peu d’impro aussi.

Guillaume Gétaz

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