C’est l’événement de ce début d’été. Démarré il y a 10 jours, le Championnat d’Europe de football rythme désormais nos journées telle une valse à trois temps. 15h00, 18h00 et puis 21h00, voici les nouveaux créneaux horaires lors desquels on se rassemble sur les terrasses et fan zones, sirotant une bonne mousse entre potes en attendant que les buts tombent.

N’étant pas un expert du football, je ne vais pas me risquer à l’analyse du style de jeu de telle ou telle équipe. Les compositions en 4-1-3-2 et autres, c’est (presque) du chinois pour moi. Car oui, ma seule expérience du ballon rond se résume en quelques «modes carrières» entamés dans FIFA 07, sur PlayStation 2 bien évidemment. L’Euro 2016, je l’observe donc en tant que spectateur lambda, amateur avant tout des festivités qui accompagnent l’événement.

Des festivités qui sont bien trop souvent gâchées par ces quelques petits groupes d’agitateurs, qui osent encore se déclarer « supporters ». Et c’est désolant. Il y a tout d’abord eu les affrontements entre hooligans anglais et russes à Marseille, un jour seulement après la cérémonie d’ouverture. Perpétrées en pleine rue, mais aussi dans l’enceinte du stade Vélodrome, ces violences auront fait une trentaine de blessés, dont un grave. Du sang, des ambulances, du verre brisé, des chaises qui jonchent le sol: c’est beau, l’amour du sport.

Suite à ces heurts, l’équipe de Russie s’est quant à elle vue menacée d’expulsion du tournoi en cas de récidive de la part de ses fans. Excellente manière de soutenir son équipe fétiche. Merci.

Puis il y a aussi eu les événements de Lille. Quelques supporters anglais, encore eux, s’y étaient rassemblés mercredi dernier avant de rejoindre Lens, où leur équipe affrontait le Pays de Galles un jour plus tard. Et, comble du hasard, de nouveaux débordements ont eu lieu. Mais cette fois-ci, ce sont des enfants roms qui ont été les victimes des sujets de Sa Majesté, humiliés à coups de pièces de monnaie et de railleries, le tout immortalisé dans la vidéo ci-dessous. Tout simplement scandaleux.

 

 

De tels débordements n’ont rien de nouveau. Ils font malheureusement partie intégrante de la culture footballistique. Souvenons-nous de cette finale de C1 en 1985, lors de laquelle 39 personnes trouvaient la mort à la suite de mouvements de foule survenus dans le stade du Heysel. Certes, si la sécurité dans et aux alentours des enceintes a sensiblement évolué depuis, la violence du hooliganisme est restée la même. Gratuite, ridicule et émanent d’une part infime des supporters – car tout fan de foot n’est pas hooligan – elle ternit l’image d’un événement qui se veut rassembleur avant tout. Et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter. Dommage.

Florent Bagnoud

1 comment

  1. Salut. Article bien rédigé mais qui ne m’a quasi rien appris: tout le monde ou presque connait l’histoire du Heysel et les débordements récents à Marseille. Pas de description plus poussée sur les pratiques des hooligans (les gens qui se déplacent en France juste pour se battre, sans aller voir les matches) ou des informations qu’on ne lit pas trop ailleurs (casseurs marseillais qui profitent du chaos).

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