Onze heures de festival open air sur le site d’un véritable garage auto-secours dans la zone industrielle de Vernier, c’est le projet osé de Loris Bisetto et Clément Perrin, organisateurs du ÖBDL Festival qui aura lieu le samedi 27 août prochain. Un festival Ô Bout Du Lac mêlant des sons disco, techno et deep house qui compte bien s’implanter dans le paysage genevois. 

Le teaser du festival ÖBDL publié sur la page facebook de l’évènement

 

Noir uni pour Loris Bisetto, paré d’un imprimé lacustre et estival pour Clément Perrin. Heureux hasard, les t-shirts du jour des deux amis genevois de 23 ans offrent à eux seuls le résumé idéal du ÖBDL Festival. « On a voulu créer un contraste entre le monde industriel, gris et l’été, lumineux », explique Loris Bisetto, président du festival. Le site de la manifestation, un garage auto-secours de 4000m2 toujours en fonction, respire l’underground. L’entier des véhicules de l’entreprise sera déplacé pour l’occasion hormis deux remorques de dépanneuses de 15m de longueur qui serviront de podium pour les festivaliers. « C’est un challenge pour nous. Il faut déplacer tous les véhicules en un temps record parce que le garage continue ses activités le matin du festival. » Cet univers de dépôt bétonné aux tons grisâtres se mêlera à des pointes de verdures et de lumières colorées, pour une ambiance cosy. « Il n’y a pas beaucoup de décors, mais on a vraiment voulu apporter des touches de verdure, avec des bambous et une arche fleurie sur scène par exemple. La zone chill out qu’une amie de la Head a imaginé se veut également chaleureuse », explique Clément Perrin, vice-président du festival.

Plusieurs éditions au programme
Les deux amis de longue date sont très motivés par le projet et ils ne le cachent pas: « On est parti pour plusieurs éditons, même si la première n’attire pas autant de monde que l’on voudrait », lance Loris Bisetto. « On veut devenir le festival open air de référence du bout du lac », ajoute Clément Perrin.
Aucune pointe d’arrogance dans leur propos, la fermeté des deux amis découle d’un projet très abouti. Organisateur des soirées drum that bass Geneva et d’évents en forêt (comprenez rave party, mais chut parait que c’est pas hyper apprécié des autorités) depuis trois ans dans la ville de Genève, Loris Bisetto, aka DJ Mitikal, réfléchit à un festival sur un spot underground depuis deux ans déjà. Mais la recherche d’un tel lieu se révèle laborieuse. La ville du bout du lac manquerait-elle d’infrastructures pour de tels projets? « Genève a une bonne culture undeground. Il y a le Motel Campo, la Parfumerie, la Gravière, et l’Usine. Mais il n’y a pas assez de salles disponibles pour un festival comme j’en avais envie », explique le jeune homme. Celui-ci a donc fait jouer ses relations et a dégoté le lieu parfait qu’il compte inaugurer comme le nouveau spot undeground de Genève.

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Le site de la manifestation, un garage auto-secours s’étend sur 4000m2.

Mais il leur faudra peut-être plus qu’une édition pour s’imposer véritablement dans le paysage genevois « Onze heures de festival en un jour, qui commence à 14h ce n’est pas habituel pour les Genevois. Londres, Amsterdam et Barcelone sont des villes qui ont l’habitude de commencer des soirées à 11h du matin. Il y a donc le vrai challenge d’inculquer ce nouvel horaire aux gens d’ici », explique Clément Perrin.

Lee Walker en tête d’affiche
Des jetons comme moyen de paiement, un bracelet ÖBDL (que tout bon festivalier aime conserver à son poignet au fil des ans telle une relique), des bars construits à partir de palettes de bois récupérés de justesse sur le site du Geneva Lake Festival (c’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont arrivés en retard au rendez-vous), et des food trucks proposant de la nourriture et des bières locales (ils ont tout testé, et proposent que leurs coups de coeur), rien n’a été laissé au hasard. « On est nouveau sur la scène genevoise donc c’était dur de convaincre des sponsors sur cette aventure. Même difficulté pour les artistes, car Dj Mitikal est connu dans le monde de la drum and bass mais pas dans l’univers disco et deep house qu’on veut offrir à nos festivaliers », raconte Clément Perrin. La line up de cette première édition du festival, mélangeant la scène locale genevoise et des artistes internationaux n’a pourtant pas de quoi rougir. Leur tête d’affiche, Lee Walker a percé grâce à un incroyable édit du son de DJ DEEON « Freak like me » et collectionne avec ses tracks des millions de vues sur youtube. « On mise sur des artistes qui viennent d’exploser, des flèches montantes et non des stars déjà établies », explique Loris Bisetto.

 

 

 

À une semaine de la date cruciale, les deux genevois peaufinent leur communication et les installations du garage auto-secours. « On espère que les festivaliers seront satisfaits. On veut vraiment donner du plaisir à notre ville », lance Loris Bisetto en récitant sur un air amusé leur slogan fétiche « spread the love ». Seulement du love, et pas de problème, la sécurité sera assurée par l’équipe de l’Usine, que tout bon Genevois connait. « Le grand Barbu sera là, il va vite mettre les points sur les i » lance Loris Bisetto. Quant à leur plus grand ennemi du moment, c’est plutôt le ciel qu’il faut évoquer pour donner un coup de stress aux deux organisateurs. Clément Perrin le confie avec un sourire, « je regarde la météo tous les jours, je deviens fou! »

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Marine Humbert

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