Jérémie

C’est en sirotant un jus d’orange et banane que Jérémie apparaît le matin à l’université. Sa tignasse de cheveux bouclés est encore ébouriffée de la nuit. Il prendra bien soin de ne pas la coiffer. «Je suis allé cueillir de l’ail des ours à la rivière» raconte-t-il en remontant d’un coup de main ses lunettes rondes, «quel pesto délicieux!». Parce que oui, Jérémie est fan de cuisine. Sa recette: le local, le bio, et une pincée d’épices de contrées lointaines. Une passion qui complète son look entre le poète maudit et le Bobo à la barbe vieille de deux semaines.

Tapoter sur l’épaule de ses camarades et faire semblant de rien. Jérémie a un humour dont il est le seul détenteur. Ce genre d’humour intelligent qui reste insaisissable jusqu’au moment où – après quelques secondes de suspens où l’on se demande «mais c’est une blague ou pas?!» –, Jérémie éclate d’un rire franc. C’est alors que l’on remarque sa voix profonde et envoutante. «Comme du velours», murmurent celles qui (oui, surtout les filles) l’ont écouté parler à la radio. Mais lui, il reste trop modeste pour l’admettre. Il préfèrera rigoler de bon cœur et parler de foot. Son autre grande passion.

Juliane