Pas qu’une musique d’avenir. Le 24 septembre dernier, à Zinal en Valais, se tenait la première édition du 2e plus petit festival du monde. « Le statut du ‘plus petit’ était déjà revendiqué par un festival de courts-métrages à Bruxelles », précise d’emblée le président du comité d’organisation, Lucien Marandola. « Le nom qu’on a choisi est trop long, peu accrocheur, mais il nous a fait bien rire alors on l’a gardé », poursuit le Zinalois. Nichés sous une structure gonflable à 1’700 mètres d’altitude, quelque 200 participants ont bravé le froid en se déhanchant devant les planches du festival. « On s’était dit qu’à partir de 30 personnes présentes, on pouvait déjà faire la fête », se remémore Lucien Marandola dont l’objectif est avant tout de « ne pas laisser mourir la vie nocturne anniviarde ».

« Faudrait trop qu’on… »

La genèse du projet est un classique. Une bande d’amis, quelque peu avinés, qui font des plans sur la comète. « Faudrait trop qu’on… », « Imagine si… », « Ce serait parfait de… ». Combien d’idées – pourtant réputées infaillibles sur le moment – ont versé dans l’oubli au lendemain de leur naissance? N’en déplaise à la coutume, les cinq amis ont cette fois-ci décidé de mener leur projet à bien. « On s’est divisé le travail et chacun d’entre nous s’est entouré de monde pour avoir un comité élargi à une quinzaine de personnes », explique le président. Avec un budget initial avoisinant dangereusement les zéro franc, les volontaires ont dû redoubler d’efforts pour chercher des donateurs. Une démarche fructueuse. « Avec le carnet de fête, on a récolté environ 7’000 francs », se réjouit le caissier du festival, Aurélien Épiney. S’ajoute à cela leur partenariat avec l’entreprise Sonoval qui a participé au montage de la scène, de la sono et des lumières; et la soirée pouvait voir le jour.

Une programmation locale

Avec une programmation exclusivement assurée par des gens de la région, le festival table sur des talents du cru malgré une inexpérience de la scène pour certains. Reste que les artistes ont séduit le public, à l’image du rappeur Zinalois Vincent Crausaz, alias « Vinch ».  « J’étais un peu nerveux parce que c’était mon premier vrai concert. Au final, j’ai adoré. Tout le monde était motivé et ça m’a donné l’envie de continuer », s’enthousiasme-t-il. Du rap au reggae, en passant par du folk, le festival ne se cantonne pas à une seule identité musicale. Une diversité qui a pour vocation de ratisser un public plus large selon Vincent Crausaz. « Le festival a une portée limitée donc en présentant des styles variés tout en promouvant des artistes locaux, plus de gens font le déplacement. Samedi, il y avait du monde qui venait de tout le Val d’Anniviers, c’était génial ».

« Vinch » détaille la programmation à sa façon:

 

Avec le bilan que dressent les organisateurs, la voie pour une seconde édition l’an prochain est grande ouverte. « On veut garder cette même ambiance, on ne cherche pas à faire quelque chose de plus grand », résume le président du comité. Le 2e plus petit festival du monde, c’est certes un événement petit par sa taille, mais c’est surtout tout un monde. Ou, autrement dit, un petit univers.

Dimitri Mathey

 

1 comment

  1. Oui je suis un ancien de Zinal et Habitant encore au village.J’ai entendu toute la nuit la musique et j’ai vibré en pensant
    à la belle jeunesse de la vallée.J’ai aussi visité les lieux le dimanche matin et à ma grande surprise une merveilleuse équipe
    était là pour tout remettre en état. Bravo les jeunes.

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