Maquiller, elle adore ça. À bientôt 47 ans, Stéphanie Depierre le dit sans hésitation: elle ne changerait de métier pour rien au monde. Immersion dans les coulisses de l’opéra d’Avenches, avec une maquilleuse-perruquière passionnée.

Stéphanie Depierre règle quelques derniers détails avant d’accueillir les solistes dans la loge maquillage. Elle passe ses pinceaux au sèche-cheveux tout en rigolant: « Ils n’ont pas eu le temps de sécher complètement la nuit dernière, donc on improvise! »

Dans les coulisses de l’opéra d’Avenches, c’est la ruche. Il est 18h. La représentation de Madame Butterfly commence dans trois heures et déjà tout le monde s’active. Techniciens, chanteurs, musiciens, costumiers, perruquiers et maquilleurs travaillent à recréer le Japon du début du siècle. Celui dans lequel Giacomo Puccini a fait vivre, aimer, pleurer et mourir, la malheureuse Cio-Cio-San.

Stéphanie Depierre maquille Qiulin Zhang, qui interprète le rôle de Suzuki, la servante de Madame Butterfly.
Stéphanie Depierre maquille la soliste Qiulin Zhang, qui interprète le rôle de Suzuki, la servante de Madame Butterfly.

L’horloge tourne et les artistes défilent devant le miroir de Stéphanie. Elle transforme des blondinets en japonais à coup de spray colorant, colle des scotchs sur les paupières des chanteurs pour les « japoniser », et vieillit en un tour de main en appliquant barbes et moustaches factices.

En coulisses avec une maquilleuse-perruquière, un reportage de Joëlle Cachin à découvrir en podcast ci-dessous:

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